Biographie de Raymond MONGLON (1906-1999)

Raymond MONGLON voit le jour le mercredi 26 septembre 1906 à Paris (10ème Arrondissement) (75010) – 19, rue Albouy – 10ème Arrondissement.

Il est le fils légitime, de Émilie, Clémence MONGLON, Lingère, âgée de 40 ans. A sa naissance, il a plusieurs frères: Émile, Charles (né en 1890), Charles (né en 1894), Marcel (né en 1896).

Monglon, Monglond : Nom porté dans la Creuse et dans le Forez (la forme Monglond est très rare). Il semble s’agir d’un toponyme, éventuellement déformé (peut-être Montlong, Monlong).

Rue Albouy (Comte de Monestrol) : Allant de la rue Des Marais à la rue Des Vinaigriers – Quartier : Porte St Martin – Nouveau nom par Arrêté du 8 juin 1946 : Rue Lucien Sampaix (1899-1941), journaliste, fusillé par les Allemands le 15 décembre 1941.

A proximité de cette rue se trouvaient (selon les plans d’Ambroise Tardieu de 1839) l’hôpital St Louis, l’hospice des Incurables, la prison de St Lazare, une caserne de sapeurs-pompiers, une caserne de la Garde Municipale, l’entrepôt de Douane, l’entrepôt de l’Octroi, l’entrepôt de sel et enfin les Messageries. A partir de cela, nous pouvons tout imaginer quant à la profession ou à la vie de l’arrière Grand-père inconnu. Autre ironie de l’histoire, la rue de Nancy aboutit à quelques mètres de là sur le boulevard Magenta.

Pourquoi notre Grand-père né à Paris, élevé dans la Sarthe, est-il venu se marier dans la Meuse et vivre la plus grande partie de sa vie à Nancy ?

Événements de 1906 :

Politique :
– Février : Inventaire des biens de l’Église
– 17 février : Armand Fallière président de la IIIème République
– Mai : Élection à la Chambre – succès des gauches
– 12 juillet : Réhabilitation de Dreyfus
– 25 octobre : Ministère de Georges Clémenceau

Économie et société :
– 10 mars : Catastrophe minière de Courrières – 1099 morts
– 7 avril : Marie Curie première femme professeur à La Sorbonne
– 3 juillet : Loi sur le repos hebdomadaire
– 8 au 16 octobre : Congrès d’Amiens – Charte de la CGT
– Henri Moissan prix Nobel de chimie

Culture :
– Claudel : Partage de midi
– Monet : Début de la série des Nymphéas.

Raymond sera Chauffeur-livreur.

Sa mère Émilie meurt le 25 mars 1909, Raymond est âgé de 2 ans.

En 1909 Raymond est placé en nourrice à Maresché (Sarthe)

Très certainement peu après le décès de sa maman, Raymond a été placé en nourrice par l’Assistance Publique chez Madame Baloche. Son demi-frère Émile GRASSIOT âgé de 19 ans est devenu chef de famille. Il partait faire son service militaire en août 1910 et devait déjà s’occuper de ses deux autres frères – Charles GRASSIOT (15 ans) et Marcel GRASSIOT (13 ans) – et ne pouvait pas prendre en charge Raymond qui n’avait que 2 ans. L’oncle Hyppolite MONGLON s’est peut-être occupé de ce placement en nourrice, car les recherches dans les Répertoires d’admission des enfants assistés de la Seine aux Archives de Paris n’ont rien donné pour les années 1909 à 1911.

Il est certain que Raymond n’était pas à Maresché dès 1906 car il n’apparaît pas sur le recensement de cette année. Marie BALOCHE (née GUIARD en 1876 à Vivoin – commune voisine de Maresché) était cultivatrice en 1906 et est devenue nourrice (certainement agréée et rémunérée par l’Assistance Publique au vu du grand nombre d’enfants qu’elle a accueilli et à l’indication mentionnée pour certains) entre cette date et 1911. Elle habitait avec son mari Georges (né en 1872 au Mans) à Maresché (72170) dans le canton de Beaumont-sur-Sarthe dans la Sarthe. Elle avait un fils : Maurice Baloche (né au Mans en 1903)

Archives de la Sarthe – Recensement de 1906 – Maresché :
Maison N°13 – Ménage N°12 – Bourg de Maresché
N°31 – BALOCHE Georges né en 1872 à Le Mans – Chef de ménage – cultivateur – patron
N°32 – GUIARD Marie née en 1876 à Vivoin – épouse – cultivatrice
N°33 – BALOCHE Maurice né en 1903 à Le Mans – fils – sans profession.

Voir la photo (De gauche à droite : Maurice, Marie BALOCHE et Albert LESEIGNEUR vers 1950 impasse de Montreville à Nancy).

Il figure dans le recensement effectué en 1911 à Maresché (72186) – Sarthe – Pays de la Loire – FRANCE – La Croix Blanche.

Archives de la Sarthe – Recensement de 1911 – Maresché – Page 33/110
Maison N°12 – Ménage N°11 – La Croix Blanche (Maresché) :
N°43 – BALOCHE Georges né en 1872 à Le Mans – Chef de ménage – journalier chez Mr de Tosey à Teillé (commune voisine de Maresché)
N°44 – GUIARD Marie née en 1876 à Vivoin – épouse – nourrice
N°45 – BALOCHE Maurice né en 1903 à Le Mans – fils – sans profession.
N°46 – Renée Louise née à l’Hospice du Mans en 1905 – nourrisson
N°47 – MONGLON Raymond né en 1906 à Paris (Seine) – nourrisson
N°48 – ALBERT Marie née en 1910 à Anthony (Seine) – nourrisson.

Vers 1920, dès 14 ans débute de sa vie professionnelle

Il a commencé à travailler très jeune et 6 jours par semaine à l’époque. A Nancy, à son retour de prisonnier, il était chauffeur-livreur en camion pour la société Danzas. Avant la guerre, Il avait commencé avec une charrette à cheval en travaillant pour la Société Lorraine. Après avoir habité rue de Montreville, dans le quartier de Boudonville, il a été logé par la société Danzas dans un appartement au-dessus des entrepôts situés à l’angle du boulevard Albert 1er.

Je me souviens des histoires qu’il nous racontait en riant à propos de son cheval qui connaissait parfaitement sa tournée de livraisons. Ce cheval, qui s’appelait « Gamin », s’arrêtait tout seul et l’attendait sagement devant les « bistrots » pendant qu’il allait se « rincer le gosier » comme tout bon livreur qui se respecte. Raymond a toute sa vie été un « bon vivant » qui aimait rire, faire des blagues et surtout bien boire et manger jusqu’à la fin de vie.

Il ne figure plus dans le recensement effectué en 1921 à Maresché. Raymond est donc bien déjà au travail depuis ses 14 ans peut-être au Mans jusqu’à son départ au service militaire

Archives de la Sarthe – Recensement de 1921 – Maresché – Page 55/110
Maison N°187 – Ménage N°205 – Le champ du Greffier (Maresché) :
N°590 – BALOCHE Georges né en 1872 à Le Mans – Chef de ménage – journalier
N°591 – BALOCHE Marie née en 1876 à Vivoin – épouse – nourrice
N°592 – BALOCHE Maurice né en 1903 à Le Mans – fils – sans profession.
N°593 – BOLAND Simone née en 1921 à Paris VIIIème – nourrisson
N°594 – BOLAND Denise née en 1921 à Paris VIIIème – nourrisson.

Georges et Marie BALOCHE étaient de braves gens qui aimaient les enfants, comme en témoignent les relations conservées avec Raymond. Marie, veuve vers 1918, s’est déplacée, avec son fils Maurice, dans la Meuse à Demange-aux-Eaux pour venir le voir vers 1945 chez son beau-père Albert LESEIGNEUR. (photos en ligne sur Planète Généalogie). A ce propos notre arrière grand-père Albert, également veuf, aurait, selon les souvenirs de sa petite fille Ginette, bien voulu se remarier avec Marie BALOCHE qui pour sa part préférait en rire.

On peut également noter pour l’anecdote que toutes les photos de cette époque, prises à Nancy, l’étaient sous les ordres de Denise LESEIGNEUR. Notre grand-mère exigeait en effet que l’on pose impasse de Montreville (perpendiculaire à la rue de Montreville), devant une maison du « Clos Cabasse ». Au cours de mes recherches, j’ai retrouvé un certain Henri CABASSE, pharmacien place Saint-Epvre dans les années 1880. Il a été souscripteur du livre en 3 tomes « Les Rues de Nancy du XVIème siècle à nos jours » de Ch. COURBE imprimé par l’Imprimerie Lorraine au 5 rue du Crosne en 1886. Ce brave pharmacien de Saint-Epvre devait donc, comme beaucoup de bourgeois de l’époque, résider impasse de Montreville dans le quartier résidentiel de Boudonville, d’où peut-être le nom de « Clos Cabasse » donné à sa demeure.

En parcourant l’excellent ouvrage « En passant par BOUDONVILLE SCARPONE LIBERATION » il s’avère que l’impasse de Montreville n’a été tracée qu’en 1930, et que le nom de « Clos Cabasse » proviendrait de l’avocat Me Cabasse, marié vers 1900 à la fille de Monsieur Baillard, officier de cavalerie et propriétaire du petit château où conduisait cette impasse. Me Cabasse devrait cependant être un descendant du pharmacien, ce qui nous reste à rechercher.

Raymond, avec sa fille Ginette et sont gendre Louis GUÉBEL, s’est également rendu à Maresché vers 1990 pour revoir Maurice BALOCHE et les lieux de son enfance.

Il fait son service militaire entre 1926 et 1928.

Par la loi Jourdan-Delbel du 21 mars 1905, le tirage au sort est abrogé et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de 2 ans. Le 7 août 1913, la durée du service passe à 3 ans. Sa réduction intervient le 23 avril 1923 par un vote du Parlement, il passe alors à 18 mois.

Les conscrits étant appelés à 20 ans, Raymond a donc du effectuer son service militaire du 1er novembre 1926 au 30 avril 1928. Chaque soldat est appelé dans la réserve à la fin de son service, il doit 28 années d’obligations militaires, d’abord dans la 1ère réserve jusqu’à 40 ans, puis dans la 2ème réserve jusqu’à 48 ans.

Après son service militaire probablement effectué dans la Meuse (d’où son mariage), il a été rappelé pour la 2ème guerre mondiale (1939-1945) et fait prisonnier par les Allemands. Il a été interné dans un camp de prisonniers en Allemagne.

C’est très certainement durant son service militaire, et donc au cours d’une permission, que Raymond, par une journée fraîche et pluvieuse de ce début août 1927, concevra sa fille  Simone à Demange-aux-Eaux, dans les bras de Denise. La régularisation se fera 4 mois plus tard juste avant la vague de froid de cette année marquée par un temps maussade

Il s’unit avec Denise, Andrée LESEIGNEUR, Sans profession, la fille légitime de Albert LESEIGNEUR et de Marcelle, Alix PRÉVOST.

Ce couple aura cinq enfants :

– Simone née en 1928.
– Ginette née en 1934.
– Jacques, Raymond né en 1936.
– Josianne, Raymonde née en 1946.
– Mireille, Simone, Jacqueline née en 1952.

Leur mariage religieux est célébré  le vendredi 9 décembre 1927 à 18h à Demange-aux-Eaux (55150).

Denise est enceinte de 4 mois et le curé ne devait certainement pas le savoir, car l’église était encore très stricte à cette époque. Il est en tout cas certain que notre tante Simone assista donc, bien au chaud par cette froide journée de décembre, au mariage de ses parents.

– Le 7 mai 1928 à 7h naît sa fille Simone. Raymond est âgé de 21 ans.
– Le 16 janvier 1934 à 5h45 naît sa fille Ginette. Raymond est âgé de 27 ans.
– Le 28 septembre 1936 à 1h naît son fils Jacques. Raymond est âgé de 30 ans.

Il est rappelé pour la seconde guerre mondiale, comme Caporal au 202ème R.I. entre août 1939 et juin 1940, et fait prisonnier. Son nom apparaît sur la liste officielle N° 15 du 12 septembre 1940 

En 1939 Raymond est mobilisé comme caporal au 202ème R.I, selon la liste officielle N°15 du 12 septembre 1940 des prisonniers français, ce qui voudrait donc dire qu’il aurait fait son service militaire au 2ème R.I. en garnison à Granville (Manche) ce qui n’est possible que si ce régiment était en garnison dans la Meuse en 1926, cela reste donc à vérifier. Le 2ème R.I. est reformé le 9 septembre 1939 sous les ordres du Colonel De Chaine de Bourmont, il appartient à la 20e division d’infanterie. Centre Mobilisateur d’infanterie; réserve A RI type NE; il est mis sur pied par le CMI 44 de Rennes. Le 202e Régiment d’Infanterie est un régiment d’infanterie constitué en 1914. Il est issu du 2e Régiment d’Infanterie : à la mobilisation, chaque régiment d’active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

A partir du 26 août 1939 plus de 110 régiments et une dizaine de bataillons sont créés, auxquels on peut ajouter 4 régiments de défense passive. La mission de ces unités est, soit de monter la garde sur des points sensibles de notre territoire, soit d’effectuer des travaux d’utilité militaire. Ils sont assignés à un ou deux départements, leurs numéros de régiment est précédé par le numéro de la région militaire à laquelle ils appartiennent.

En fait pour Raymond, Il s’agirait donc plutôt du 202ème R.R.P. qui dépendait de l’infanterie. Le 202e Régiment Régional de Protection était stationné en Meurthe-et-Moselle (20ème Région Militaire) en 1939-1940 – Garnisons principales : Nancy, Frouard, Toul et Lunéville. Quand la mobilisation commence, les unités d’actives, puis les unités de réserves, sont constituées et partent vers le front. Sur le territoire restent les unités, appelées « unités de territoriaux » en 14-18, qui sont maintenant désignées sous le terme d’unités de régionaux. Elles sont constitués d’hommes âgés de 35 à 45 ans, la plupart ayant combattu en 14-18. Elles sont commandées et encadrées par des officiers et des sous-officiers qui eux ont tous participé à la 1ère guerre mondiale.

Ces unités sont généralement mal équipées car la priorité était donnée aux unités combattantes. Ainsi l’habillement est parfois celui de la première guerre mondiale (capote bleu horizon), l’armement est ancien (fusils modèle 1874 ou 1886, FM modèle 1915 revolvers modèle 1892 – ou tout simplement déficitaire. Certaines unités sont équipées de chars Renault FT17 démodés et de canons de 65 de montagne portés. Ces soldats montent la garde, surveillent les voie ferrées, les usines, les dépôts et les zones sensibles contre d’éventuelles actions ennemies. Mais aussi ils creusent, construisent et aménagent des positions de défense ou des ouvrages militaires.

Ils se sont remarquablement bien comporté pour la plupart des régiments, qui sont d’ailleurs classés « unités combattantes » (sauf celles du centre et du sud-ouest non engagées dans la « drôle de guerre »), pour la période de mai à juin 1940. Partout où ils ont été obligé à s’engager dans les combats « les anciens » ont su montrer aux jeunes leurs valeurs, et ce malgré l’équipement déficitaire et l’ambiance générale de défaite. Les unités de chars FT17 ont su faire preuve d’un esprit de sacrifice total pour s’opposer aux blindés allemands.

Après la mobilisation, les quatre armes (Armée de terre, Marine nationale, Armée de l’air et Gendarmerie) comptaient cinq millions d’hommes dans leurs rangs, encadrés par 120 000 officiers. L’armée de terre française déployait, de la frontière suisse à la mer du Nord, 2 240 000 combattants groupés en 94 divisions dont 20 d’active et 74 de réservistes, soit une infériorité numérique limitée de 12 % par rapport à la Wehrmacht. Il faut rajouter l’armée des Alpes face à l’Italie et 600 000 hommes dispersés dans l’empire colonial français. La principale ligne de fortification était la ligne Maginot.

Avis: L’Autorité Militaire Allemande fera tous ses efforts pour que les familles soient renseignées rapidement sur le sort de leurs prisonniers. L’envoi de courrier et de colis est autorisé. L’adresse de chaque prisonnier est indiquée dans la liste à la suite de l’unité. Camps en Allemagne, « Stalag » (pour les soldats et sous-officiers) ou « Offlag » (pour les officiers), en chiffres romains suivis d’une lettre et précédé des abréviations St. ou Of.; camps en France « Frontstalag », en chiffres arabes. Les visites aux prisonniers sont interdites.

Raymond devait donc appartenir au 202ème R.R.P. (et non le 202ème R.I.) bien que n’ayant pas atteint la limite d’âge voulue (33 ans au lieu de 35), il faut tenir compte du fait qu’il avait déjà 3 enfants. Selon les souvenirs de sa fille Ginette, il aurait été détenu au Stalag VI D à Dortmund en Westphalie. Les recherches sont en cours. La date de sa libération et de son retour à Nancy n’est pas connue, mais doit se situer en mai 1945 si l’on se réfère à la conception de sa fille Josianne née neuf mois plus tard. Conception bien compréhensible après une abstinence prolongée et un manque affectif total durant sa captivité.

(Sources : Benoît DEHAINE – Groupe Yahoo Stalag 1939-1945 – ATF40, et bien d’autres que je remercie).

– Le 21 février 1946 naît sa fille Josianne. Raymond est âgé de 39 ans.
– Le 23 juillet 1952 naît sa fille Mireille. Raymond est âgé de 45 ans.
– Le 13 février 1985 à 12h son fils Jacques meurt, Raymond est âgé de 78 ans.
– Le 3 août 1990 à 21h15 son épouse Denise meurt, Raymond est âgé de 83 ans.

Raymond MONGLON est décédé le mercredi 31 mars 1999 à 11h, à l’âge de 92 ans, à Essey-lès-Nancy (54).

Pour revenir sur le côté bon vivant de Raymond, voici quelques souvenirs que je garde de lui. Il avait toujours en poche son « laguiole » avec lequel il mangeait, même dans les « grands restaurants », où il l’essuyait avec sa serviette à la fin du repas. Ce couteau lui servait aussi pour la cueillette des champignons, il avait certains coins bien à lui qu’il n’a jamais voulu dévoiler même à son gendre Louis, mon père, mais je me souviens qu’il m’avait emmené vers la fin des années 70 dans un de ses coins « secrets » dans la forêt de Haye à droite de la route Nancy-Toul.

Pour Raymond les repas étaient « sacrés » et même seul après le décès de Denise, à plus de 80 ans, il se préparait ses menus de fêtes à Noël ou au Nouvel An. Cela commençait toujours par son Pernod rituel et s’enchaînait avec des huîtres, sa douzaine d’escargots, du gigot ou de la dinde avec légumes, son fromage (il n’y a pas de repas sans fromage disait-il) avec salade verte, suivi d’un morceau de bûches. Le tout bien évidemment arrosé comme il se doit d’un petit blanc d’Alsace, suivi d’un bon Bourgogne, un petit champagne pour la fête et enfin une bonne Mirabelle de Lorraine pour la digestion.

Raymond était de l’époque où l’on savait vivre et ce n’était pas de la « Vodka Red Bull » qu’il buvait pour la soif mais le traditionnel « ballon de rouge ». Je ne l’ai jamais vu ivre, malgré une « bonne descente » comme en témoignait un ventre bien rebondi, son œil se mettait simplement à pétiller et il s’échauffait un peu lors des traditionnelles parties de belote avec mes parents après le repas du dimanche.

Pour terminer ces anecdotes, je me souviens également qu’il allait tous les dimanches matin acheter ses deux « religieuses », pour Denise et lui à midi, à la boulangerie du quartier à Essey. Et qu’à chacun de ses retours Denise, toujours jalouse à 75 ans, lui faisait une scène quand il parlait de la jeune boulangère, ce qui le faisait bien rire surtout quand ses filles prenaient sa défense face à ma grand-mère.

 Il est inhumé le 2 avril 1999 à Essey-lès-Nancy (54) – Cimetière communal

One Response to Biographie de Raymond MONGLON (1906-1999)

  1. tamanu dit :

    Je remercie d’avance les descendants de Raymond MONGLON pour leurs futurs commentaires et envois d’informations supplémentaires (anecdotes, souvenirs, photos … etc.) qui me permettront de compléter sa biographie.

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