Fiançailles et concile de Trente

Le 26 janvier 1765 le curé de Punerot (Vosges) célébrait les fiançailles de nos ancêtres François RAMBAUX et Marie-Anne LECLERC (SOSAS 500 et 501 – 9ème génération) et enregistrait leur promesse de mariage dans les 40 jours conformément au Saint Concile de Trente.

En effet, le Concile de Trente (1545-1563) avait eu l’intention d’étendre aux fiançailles la mesure de publicité imposée pour le mariage. Cependant, cette règle n’avait pas été finalement retenue comme obligatoire par les pères conciliaires et, il n’en avait plus été question dans le texte finalement voté.

Mais dans de nombreuses régions, et notamment dans de nombreux diocèses de France, le droit particulier imposait ce caractère public aux fiançailles qui devaient être célébrées « in facie Ecclesiae« . Afin de lutter contre les mariages clandestins, l’Église ne pouvant les annuler au risque de pousser à la fornication, comme l’estimait l’évêque d’Ypres, il fallait s’assurer que les fiançailles seraient bien suivies du mariage dans un délai déterminé.

Le sujet du péché de luxure, un des sept péchés capitaux, relatif aux relations sexuelles hors mariage et au corps en général était donc largement évoqué au cours du Concile de Trente. Il est intéressant de suivre  le raisonnement du jésuite et casuiste Thomas Sanchez (1550-1610) pour qui finalement l’Église devait contraindre au respect du mariage présumé et à sa solennisation, comme elle le faisait avant le concile.

Selon lui le droit ancien devait demeurer inchangé, car le curé et les témoins ne pouvaient témoigner que de la cérémonie des fiançailles à laquelle seule ils avaient assisté, tandis que la « copula per quam transituri erant in matrimonium » s’était accomplie, normalement, en leur absence !

De même si le curé et les témoins avaient assisté à la « copula carnalis »! mais n’avaient pas été témoins du consentement émis antérieurement « per verba de futuro » ou si curé et témoins n’étaient pas les mêmes dans les deux cas.

Ainsi pour Sanchez la contrainte au respect du mariage reste obligatoire même si les fiançailles, comme l’acte sexuel, s’étaient déroulés devant le même curé et les mêmes témoins.

Sources : Wikipédia – Cosmovisions.com – Le mariage – droit canonique et coutumes africaines par Philipppe Antoine.

One Response to Fiançailles et concile de Trente

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